Récolte de miel 2026 : l’UNAF estime la production française entre 18 000 et 20 000 tonnes
Sécheresse dès mai, vagues de chaleur, frelon asiatique : l’UNAF chiffre la récolte 2026 entre 18 000 et 20 000 tonnes et craint de fortes mortalités cet hiver.
L’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) estime la récolte de miel 2026 entre 18 000 et 20 000 tonnes. Le chiffre repose sur les remontées des syndicats départementaux, recoupées avec celles des négociants-conditionneurs. La France consomme environ 40 000 tonnes de miel par an : le déficit reste comblé par les importations.
Une saison qui avait bien commencé
L’hiver doux et humide laissait espérer une bonne année, avec des colonies actives dès la fin janvier. La sécheresse installée à partir de mai, puis des vagues de chaleur successives, ont épuisé les colonies. Selon l’UNAF, la sécheresse, qui a duré jusqu’à fin septembre, a bloqué la ponte des reines et favorisé la prédation du frelon asiatique.
Quelques miellées ont tenu : colza dans l’Ouest et le Sud-Ouest, acacia dans le Sud-Ouest, miels de montagne, toutes fleurs et tilleul en Bretagne, dans le Limousin, en Auvergne, dans l’Est et le Nord. Des récoltes correctes ont parfois été possibles près des luzernes et des sainfoins. En revanche, tournesol, sapin, miellat de forêt et callune ont donné peu, voire rien selon les secteurs.
Ce que ça change pour vous
L’UNAF craint de « graves mortalités » en sortie d’hiver et demande des aides publiques pour les exploitations fragilisées. Des colonies qui ont peu pondu à la fin de l’été entrent en hivernage avec moins d’abeilles d’hiver. Pesez ou soupesez vos ruches maintenant et complétez les réserves des colonies légères tant que la température permet encore de nourrir. Nos guides pour nourrir les abeilles et réussir l’hivernage détaillent les quantités.
Côté vente, l’étiquetage des miels de mélange doit désormais indiquer les pays d’origine avec leurs pourcentages : un argument de plus pour le miel français, rare cette année.

